Nous n’avons pas de scrupule à en convenir, il nous continue d’apparaître que l’activité qui consiste à qualifier d’un “bon papier” le travail d’un créateur n’est pas si aisée qu’on pourrait le penser. A t-on assez ironisé sur le “dur” métier de critique gastronomique ?
Combien de fois avons-nous entendu regretter que la cuisine soit la seule discipline “notée” par des examinateurs aux compétences invérifiables. Toute la difficulté consiste à travailler seul et sérieusement, à multiplier les repas, les établissements, les visites, les points de vue sur les Maisons considérées, à savoir pondérer ses jugements radicaux.
À ne pas trop se prendre au sérieux, car ni la cuisine, ni la critique ne sont des sciences exactes, tout en respectant le beau et dur métier qui consiste à bien recevoir.
Nous connaissons assez les chefs, les hôteliers, les artisans des métiers de bouche, les vignerons, mais en rédigeant notre guide, nous pensons également aux lecteurs du p’tit Jacques de plus en plus nombreux, soucieux d’informations fiables, claires, aisément utilisables.
Le devoir de Mémoire. Aussi avons-nous pris le parti de faire figurer des restaurants où l’on redécouvre une cuisine familiale, de ménage, régionale, d’antan, les recettes de grand-mère. Ce sont les nouveaux “trésors vivants” de cet “Art de vivre”.
Nous vous devons ce devoir de mémoire. Et, faut-il le rappeler ? Notre travail est une sélection qui ne se prétend aucunement exhaustive.